- 16 Janvier 2026 - Biosphère
L’environnement. Tout ce qui nous permet de vivre est là, devant nous. Air, eau, sol, plantes, animaux, humains. Nous faisons partie d’un tout. Partons à la découverte de ce lien vibrant : la biophilie, cordon ombilical insécable entre nous et la nature.
Essentielle nature
Nous le savons. Nous le sentons. Nous avons besoin de nature. Tout notre être nous y pousse. Pourquoi? Qu’est-ce qui nous attire tant vers elle? Ce lien est tellement instinctif qu’il est difficile à exprimer. En fait, c’est par son absence que la nature laisse les plus profondes traces.
Les bienfaits prouvés de la nature sur la santé
En 1984, un chercheur, Roger S. Ulrich1, a mesuré l’importance de la nature dans notre vie, chez des patients en convalescence à la suite d’une intervention chirurgicale. Certains bénéficiaient d’une vue sur des arbres, tandis que d’autres ne voyaient qu’un mur de briques au travers de la fenêtre de leur chambre. En moyenne, les patients qui pouvaient voir la nature de leur lit ont récupéré une journée plus vite que les autres et ont souffert de moins de complications postopératoires. La nature aide à guérir. Ici, elle a soulagé la douleur et l’angoisse.
Nul besoin d’aller à l’hôpital pour ressentir ses effets. Selon Frances Kuo2, de l’Université de l’Illinois, la présence d’arbres dans les banlieues défavorisées de Chicago permet de réduire de 7 % la violence et les crimes. Une simple promenade en nature améliore la concentration d’enfants souffrant d’hyperactivité et de troubles de l’attention.
Ces expériences illustrent le concept proposé par l’éminent entomologiste Edward O. Wilson : la biophilie, cette attirance innée que tous nous ressentons pour la nature. Bien sûr, chacun la vit différemment. Ce besoin atavique, témoin de notre évolution dans les savanes africaines, serait inscrit dans nos gènes. Un paysage ouvert rassure : il dévoile l’approche de prédateurs. Le son d’une rivière et la proximité d’arbres et de fleurs indiquent la présence d’eau et de nourriture. Un endroit propice au repos, porteur de sécurité et d’abondance3.
Encore aujourd’hui, observer un paysage, réel ou photographié, suffit à nous détendre4; s’immerger dans un environnement naturel, encore davantage. D’où l’importance, pour les citadins que nous sommes, d’avoir accès en pleine ville à un endroit comme Espace pour la vie, une trempette bien réelle dans des écosystèmes variés.
La biophilie à Espace pour la vie
Que nous visitions le Biodôme, la Biosphère, l’Insectarium, le Jardin botanique ou le Planétarium, nous nous sentons tout de suite bien, chez nous, dans notre élément. Le béton disparaît de notre regard. Restent les feuilles vibrantes, les plantes luxuriantes, les odeurs déroutantes, la multitude de cris des habitants de ces lieux, la magnificence des insectes et la brillance des astres. Le bien-être total.
Sources
1 Roger S. Ulrich. « View through a window may influence recovery from surgery », Science, vol. 224, n° 4647 (avril 1984), p. 420(2)
2 www.sciencedaily.com/releases/2009/02/090217092758.htm
3 Entrevue avec Sonya Charest
4 www.scientificamerican.com/article/nature-that-nurtures/









