- 28 Janvier 2026 - Planétarium
Février est certes le mois le plus court de l’année, mais c’est aussi celui que l’astronome amateur en vous doit apprivoiser pour découvrir les merveilles des constellations d’hiver! La constellation d’Orion est un excellent point de départ pour explorer le ciel d'hiver.
La légende derrière la constellation d’Orion
La constellation d’Orion est l’une des plus simples à trouver dans le ciel d’hiver : on reconnaît le chasseur Orion grâce à sa ceinture, trois étoiles alignées très proches les unes des autres. À partir de ces étoiles, il est facile de trouver les épaules d’Orion (un peu plus haut) et ses genoux (un peu plus bas).
Pour la petite histoire (et ce qu’elle vaut!), les dieux grecs ont toujours voulu protéger Orion de certaines mésaventures et notamment d’une relation « piquante » avec le Scorpion. Pour cela, les dieux ont donc placé Orion et le Scorpion à l’opposé l’un de l’autre dans le ciel étoilé. Voilà pourquoi, quand la constellation du Scorpion est visible dans le ciel, celle d’Orion est sous l’horizon, et vice-versa.
Nébuleuse d’Orion
Sous la ceinture d’Orion se trouve un des joyaux de la voûte céleste : la fameuse nébuleuse d’Orion (M42), véritable pouponnière d’étoiles et de planètes. On la distingue aux jumelles comme une tache de lumière floue; on peut même la deviner à l’œil nu sous un ciel très noir.
Constellation du Grand Chien
Grâce à Orion, vous pourrez facilement retrouver au moins deux autres constellations. Prolongez d’abord une ligne imaginaire passant par les trois étoiles de la ceinture d’Orion en vous dirigeant vers le bas et la gauche (sud et est): vous tomberez sur l’étoile Sirius, « l’œil » du Grand Chien, ami fidèle aux pieds d’Orion. Sirius, ou Alpha Canis Majoris, est l’étoile la plus brillante du ciel vue de la Terre… après le Soleil bien sûr ! En fait, Sirius est une étoile binaire, un système composé d’une étoile blanc bleuté plus chaude que le Soleil et d’une étoile naine blanche.
Constellation du Taureau
Prolongez maintenant notre ligne imaginaire en sens opposé, vers le haut et la droite (nord et ouest). Vous tomberez d’abord sur une étoile brillante de teinte rougeâtre: Aldébaran, l’œil du Taureau céleste et étoile principale de la constellation du même nom. Orion, avec son grand chien, son bouclier, son gourdin et son épée, fait donc face au Taureau pour le combat ultime : olé!
L’amas ouvert des Pléiades
En prolongeant encore la ligne imaginaire vers la droite et le haut, vous découvrirez l’amas ouvert des Pléiades (M45). Cet amas d’étoiles jeunes est un bon test visuel où l’on peut aisément distinguer 6 étoiles mais où les meilleures vues (ou les meilleurs menteurs) en verront jusqu’à 12. Sa forme ressemble étrangement à la casserole de la Petite Ourse, mais cette dernière est bien plus étendue et n’est pas située dans cette région du ciel. L’amas des Pléiades s’étend sur près d’un degrés et demi, soit environ trois fois le diamètre de la Lune! À observer à l’œil nu ou avec de simples jumelles. Un régal pour les yeux.
Pour savoir tout ce que le ciel vous réserve ce mois-ci, consultez le Ciel du mois.
Le 14 février prochain, ne manquez pas le prochain
Rendez-vous Télescopes, présenté au Planétarium, pour en savoir plus sur cette fabuleuse constellation










