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Observer les oiseaux migrateurs au Jardin botanique

Oies des neiges
Credit: Frank Fichtmueller
Snow geese
  • Snow geese
  • Tree swallow
  • Baltimore oriole
  • Great blue heron
Observer les oiseaux migrateurs au Jardin botanique

L’arrivée du printemps est synonyme de beau temps, de bourgeons, de floraisons et des gazouillements annonçant le retour des oiseaux migrateurs. La migration est un spectacle fascinant, offrant des occasions uniques d’observer et d’admirer la faune aviaire tout en contribuant à sa protection.

Des voyageurs remarquables

La migration est un phénomène naturel qui se produit deux fois par année, au printemps et à l’automne. Ce déplacement saisonnier est influencé par la disponibilité des ressources, forçant les oiseaux à quitter leur habitat temporaire pour se rendre vers des zones plus propices.

La migration peut être extrêmement exigeante pour ces petites bêtes ailées. Les préparatifs incluent l’accumulation de réserves énergétiques ainsi qu’une période de mue afin de préparer leurs plumes avant le grand départ. Mais pourquoi ne pas simplement rester dans le sud toute l’année ? La réponse est simple : la compétition entre les espèces pour la nourriture et l’espace serait beaucoup trop importante.

Certaines espèces migratrices effectuent de courts trajets, tandis que d’autres parcourent des milliers de kilomètres à la recherche de l’endroit idéal pour s’alimenter et nicher. Par exemple, la sterne arctique peut parcourir jusqu’à 70 000 km entre l’Arctique et l’Antarctique !

Saison migratoire : calendrier des arrivées

Toutes les espèces migratrices n’arrivent pas en même temps ; certaines ne font que passer. Au Jardin botanique, nous avons la chance d’observer une multitude d’espèces grâce à notre proximité avec le fleuve Saint-Laurent et à nos 75 hectares d’habitats variés. Il s’agit d’une escale prisée avant de poursuivre leur route vers le nord, ou encore d’un endroit idéal pour s’installer durant la saison de reproduction.

Parmi toutes les espèces migratrices qui traversent le Québec durant la migration printanière, voici quelques-unes des plus connues :

  • En mars, on observe l’arrivée des goélands à bec cerclé, des bernaches du Canada, des carouges à épaulettes et des bruants chanteurs.
  • Avril amène les grands groupes de merles d’Amérique, d’oies des neiges et plusieurs espèces de canards et d’oiseaux aquatiques.
  • Le pic de migration survient en mai, marqué par l’arrivée des hirondelles, du colibri à gorge rubis et de nombreux passereaux (parulines, moucherolles, grives et viréos).

Vos observations comptent !

Ce phénomène spectaculaire n'est pas sans dangers. En plus des conditions météorologiques et la prédation, les oiseaux migrateurs subissent les impacts de l’activité humaine. L’altération des habitats, l’urbanisation et les changements climatiques créent des effets néfastes sur la migration de nombreuses espèces.

La conservation et la protection des habitats sont essentielles afin d’offrir des espaces sécuritaires aux migrateurs tout au long de leur parcours. Il existe des actions simples et efficaces pour soutenir cette cause, comme la collecte d’observations sur des plateformes de science participative. Celles-ci permettent aux scientifiques et aux décideurs de mieux comprendre les tendances des populations migratrices et d’élaborer des stratégies de conservation adaptées.

Le 9 mai, pour la Journée mondiale des oiseaux migrateurs, ouvrez l’œil, laissez-vous émerveiller et partagez vos observations d’oiseaux sur la plateforme eBird.

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